Colmater la fissure, pas seulement la cacher
Une fissure de fondation se répare en remplissant toute son épaisseur, du parement intérieur jusqu'à la face enterrée. C'est ce que permet l'injection sous pression : des ports d'injection sont fixés le long de la fissure, la surface est obturée, puis la résine est poussée jusqu'à ressortir du côté opposé. Un rebouchage de surface au ciment ne fait rien de tout cela ; il masque la trace et laisse l'eau continuer son chemin derrière.
Deux résines, deux situations
Le polyuréthane réagit à l'humidité et prend du volume en durcissant : il convient aux fissures actives, à celles qui coulent, et à celles qui bougent encore un peu avec les saisons. L'époxy, lui, durcit en un matériau plus rigide et plus résistant que le béton lui-même : on l'emploie quand la fissure est stable et qu'on veut redonner de la tenue à l'élément. Le choix se fait sur place, après avoir regardé la fissure sèche et mouillée.
Quand l'intérieur ne suffit pas
Certaines fissures ne se traitent correctement que de l'extérieur : celles qui traversent un joint de coulée, celles qui longent une entrée de service, celles dont la face enterrée est déjà décollée de son enduit d'origine. La tranchée met la paroi à nu, la fissure est reprise sur toute sa hauteur, et la réparation est recouverte d'une protection avant le remblai.
Ce qui se regarde avant de réparer
Une fissure isolée, verticale, de largeur constante, est le cas courant. Une fissure en escalier dans un bloc, une fissure horizontale à mi-hauteur, ou plusieurs fissures qui s'élargissent d'une année à l'autre racontent autre chose : un mouvement de sol ou une poussée latérale. Réparer sans avoir posé ce diagnostic revient souvent à réparer deux fois.